L’homme s’active. Dans le bar bondé, il s’active. C’est le soir. Il est assis. Voilà quatre heures qu’il est arrivé. Il s’est planté dans le fond du bar, il a commandé sans s’arrêter. Dehors, il pleut à verses. Le store est relevé pour laisser passer le peu de lumière offerte à contre-coeur par le ciel orageux et la nuit tombante. Il écoute attentivement deux femmes qui chuchotent à une table lointaine. Il n’y a pas de début ou de fin à cet instant car il n’attend personne.
février | 2025